- "- Ne crie pas, Roberto, ne crie pas, tu me fais peur ; ne crie pas, tu vas réveiller les voisins. Je ne peux pas te le donner, c'est impossible : il est sale, il est dégueulasse, tu ne peux pas le porter comme cela. Laisse-moi le temps de le laver, de le faire sécher, de le repasser.- Je le laverais moi-même. J'irais à la laverie automatique."
- "- Bouge-toi, dépêche-toi, ramène-le moi tout de suite.- Je te donne de l'argent. C'est de l'argent que tu veux. Tu t'achèteras tous les habits que tu veux.- Je ne veux pas d'argent. C'est mon treillis que je veux.- Je ne veux pas, je ne veux pas. Je vais appeler les voisins.- Je veux mon treillis."
- "- Tu dérailles, mon pauvre vieux. Tu es complètement dingue.- C'est l'endroit du monde que je préfère. C'est calme, c'est tranquille, et il y a des femmes.- Je m'en fous, je ne veux pas te le donner. Ne m'approche pas, Roberto. Je porte encore le deuil de ton père, est-ce que tu vas me tuer à ton tour ?"
- "Zucco cogne contre la porte.- Comment t'es-tu échappé ? Quelle espèce de prison est-ce là ?- On ne me gardera jamais plus de quelques heures en prison. Jamais. Ouvre donc ; tu ferais perdre patience à une limace. Ouvre, ou je démolis la baraque.- Qu'es-tu venu faire ici ? D'où te vient ce besoin de revenir ? Moi, je ne veux plus te voir. Tu n'es plus mon fils, c'est fini. Tu ne comptes plus davantage, pour moi, qu'une mouche à merde."
- « l'Empereur est soûl deses vingt ans d'orgie » /« l'Empereur a l'oeilmort »
- « L'hiver nous irons dansun petit wagon roseAvec des coussinsbleus. » /« Nous serons bien. »
- « Elle arrangeait lesplats, près de moi, pourm'aiser »
- « C'est là qu'ontrouverait les médaillons,les mèches /De cheveux blancs oublonds, les portraits, lesfleurs sèches » /« O Buffet du vieuxtemps, tu sais bien deshistoires »
- « Il s'agit d'arriver à l'inconnu par le dérèglement de tous les sens »
- « Mon unique culotteavait un large trou » /« Mon auberge était à laGrande-Ourse » /« Mes étoiles au cielavaient un doux froufrou»
- "Bienheureux,j'allongeai les jambessous la table » /« la fille aux énormestétons »
- « Je dis qu'il faut être voyant, se faire voyant » plus loins « Demandons aux poètes du nouveau: idées et formes »
- Au vers 3, le verbe :« avaler » fait écho à air du vers précédent
- « Oh ! tous lesMalheureux, tous ceuxdont le dos brûle/.../Chapeau bas, mesbourgeois ! »
- « Voici plus de mille ansque la triste Ophélie /Passe, fantôme blanc, surle long fleuve noir » /« Les nénuphars froisséssoupirent autour d'elle »
- « Les gros bureauxbouffis traînent leursgrosses dames » /« Moi, je suis débraillécomme un étudiant »
- « Peuh ! Tartufe était nudu haut jusques enbas ! »
- « Oh ! voilà qu'au milieude la danse macabreBondit dans le ciel rougeun grand squelettefou »
- « Je regrette les tempsde l'antique jeunesse » / « Les Dieux écoutentl'Homme et le Mondeinfini ! » (dernier vers)
- « On n'est pas sérieuxquand on a dix-septans »